||Questions fréquentes
Questions fréquentes2019-04-15T15:54:08+02:00

Questions fréquentes

Les infor­ma­tions sur ce site Internet ne remplacent pas une consul­ta­tion médicale mais sont desti­nées à favoriser le dialogue entre patients et médecins.

L’épilepsie en général

L’épilepsie est‐elle mortelle ?2018–07-10T14:17:29+02:00

L’épilepsie en elle‐même n’est pas mortelle, mais les crises augmentent les risques de noyade ou d’accident mortel. Si une crise de grand mal ne se termine pas sponta­né­ment (état de mal épilep­tique), le pronostic vital peut être sérieu­se­ment engagé. En de rares occasions, il arrive que la personne atteinte d’épilepsie étouffe dans son oreiller lors d’une crise nocturne ou que survienne un décès inattendu et sans cause apparente (sudden unexpected death in epilepsy, SUDEP).

Peut‐on guérir l’épilepsie ?2018–07-05T12:41:13+02:00

Dans certains cas. Certaines formes d’épilepsie (épilepsie rolan­dique, par ex.) dispa­raissent à l’âge adulte et il est alors possible d’arrêter le traite­ment médica­men­teux. Chez 2 à 3 % des personnes atteintes d’épilepsie, le foyer épilep­tique peut être éliminé par voie chirur­gi­cale. En cas de succès de l’opération, une partie de ces patients peut ensuite mener une vie exempte de crise sans prendre de médica­ments.

Quels rensei­gne­ments sur une crise vécue ou observée peuvent être utiles lors du diagnostic ?2018–08-20T14:12:37+02:00

Vous trouverez de plus amples infor­ma­tions à ce sujet dans notre dépliant « Les signes révéla­teurs d’une crise ». Avec l’accord de la personne concernée, il est par ailleurs recom­mandé de filmer les crises, par exemple à l’aide d’un smart­phone.

Dépliant d’information « Les signes révéla­teurs d’une crise »

 

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Pourquoi une bonne colla­bo­ra­tion entre patients et médecins est‐elle impor­tante ?2018–08-09T15:24:30+02:00

Les médica­ments n’agissent que s’ils sont pris réguliè­re­ment, ce qui présup­pose une relation de confiance du patient/de la patiente avec le médecin. Ce dernier doit prendre son temps et répondre à toutes les questions en suspens. A cet effet, il est judicieux que les patients préparent l’entretien et notent leurs obser­va­tions et leurs questions. S’ils ne se sentent pas bien pris en charge, ils sont libres de changer de médecin ou de demander un second avis.

Trouver des spécia­listes

Dépliant d’information « Coopé­ra­tion avec le médecin »

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Le vaccin contre la grippe est‐il recom­mandé aux personnes atteintes d’épilepsie ?2018–07-10T14:36:04+02:00

Tout à fait, car le risque de crise augmente forte­ment si la grippe s’accompagne d’une forte fièvre. Le vaccin contre la grippe est très bien toléré et ne provoque que peu ou pas de réaction.

Plus d’informations au sujet des vacci­na­tions

Comment pouvons‐nous être alertés des crises nocturnes de notre enfant ?2019–04-15T16:12:03+02:00

Un simple babyphone peut parfois suffire à avertir des crises de grand mal. Plus onéreux, les appareils Epi‐Care et Emfit, qui réagissent aux spasmes, permettent une surveillance plus sophis­ti­quée. Emfit déclenche en outre une alarme lorsque l’enfant quitte son lit. Le bracelet « Night­watch » des Pays‐Bas mesure la fréquence cardiaque et enregistre les mouve­ments de la personne endormie. Si ces systèmes sont ineffi­caces et que les crises sont fréquentes et dange­reuses, epiNight­Nurse propose une vidéo­sur­veillance par du personnel infir­mier qualifié (webcam).

Epi‐Care : infor­ma­tions en français

Emfit

Night­watch : infor­ma­tions en anglais

www.epinightnurse.com

Remarque : la Ligue contre l’Epilepsie ne touche aucune rémuné­ra­tion des fournis­seurs susmen­tionnés et décline toute respon­sa­bi­lité.

dernière actua­li­sa­tion : avril 2019

La famille peut‐elle être informée direc­te­ment des crises en journée aussi ?2019–02-20T10:41:36+02:00

Epi‐Care (voir réponse à la question précé­dente) fonctionne égale­ment en journée.

Epi‐Care : infor­ma­tions en français

Epi‐Care : commander en Suisse (page en allemand)

Autres solutions (infor­ma­tions en anglais):

smart-monitor.com

www.empatica.com

Remarque : la Ligue contre l’Epilepsie ne touche aucune rémuné­ra­tion des fournis­seurs susmen­tionnés et décline toute respon­sa­bi­lité.

Comment s’assurer que les témoins fortuits réagissent correc­te­ment en cas de crise ?2018–07-24T13:14:56+02:00

Commander la carte SOS

Les brace­lets d’alerte sont plus visibles que les cartes, car beaucoup de gens ont des scrupules à fouiller dans le porte­mon­naie d’un tiers. Au nombre des fournis­seurs, il y a par exemple :

www.safesportid.com

Remarque : la Ligue contre l’Epilepsie ne touche aucune rémuné­ra­tion du fournis­seur susmen­tionné et décline toute respon­sa­bi­lité.

Existe‐t‐il un lien entre l’épilepsie et les maladies psychiques ?2018–07-10T14:51:48+02:00

Bien qu’elle n’en soit pas une, l’épilepsie s’accompagne souvent de maladies psychiques (dépres­sions ou troubles anxieux, par ex.). Il existe proba­ble­ment des causes communes, qui ne sont toute­fois pas préci­sé­ment connues. Cette tendance est en outre renforcée par certains antiépi­lep­tiques.

Il est impor­tant de faire soigner ce type de troubles et de trouver à cette fin un bon psychiatre qui colla­bore avec le neuro­logue traitant. On sait en effet que les crises diminuent souvent lorsque l’état psychique s’améliore.

Quelqu’un a appelé l’ambulance lors d’une crise. Est‐ce que je dois m’acquitter des frais ?2019–08-06T12:21:18+02:00

Malheu­reu­se­ment, les patients doivent payer les trajets, même si les ambulan­ciers ont été alertés sans leur consen­te­ment. Il arrive dans certains cas que la caisse‐maladie assume une partie des coûts.

Notre organi­sa­tion parte­naire Epi‐Suisse propose des infor­ma­tions détaillées sur la question, donne des conseils et aide les personnes concer­nées par le biais d’un fonds d’urgence.

Dernière actua­li­sa­tion : août 2019

Loisirs et voyages

Est‐il exact que l’alcool peut provo­quer une crise ?2018–07-05T12:47:41+02:00

Autre­fois, un diagnostic d’épilepsie était incon­ci­liable avec la moindre consom­ma­tion d’alcool pour de nombreux médecins. Aujourd’hui, on sait qu’il n’y a pas de raison d’interdire la consom­ma­tion modérée d’alcool, par exemple dans le cadre de réunions sociales.

L’abus d’alcool peut influencer négati­ve­ment une épilepsie existante et il constitue aussi un facteur de risque pour la survenue d’une première crise généra­lisée tonico‐clonique. En règle générale, ce n’est pas dans la phase d’absorption que le danger guette, mais dans les heures et les jours qui suivent, quand le corps métabo­lise l’alcool. Souvent, plusieurs facteurs cumulés tels que le sevrage, le manque de sommeil, une alimen­ta­tion insuf­fi­sante et la non‐prise de médica­ments concourent à l’apparition d’une crise.

L’abus d’alcool massif et durable peut aboutir à une épilepsie sympto­ma­tique à cause des lésions cérébrales en résul­tant. Le terme d’épilepsie « éthylique » est aussi employé dans ce cas. Les lésions cérébrales peuvent être la consé­quence directe de l’alcool ou la séquelle d’une chute sous l’emprise de l’alcool.

A quoi faut‐il être attentif lorsqu’une personne atteinte d’épilepsie voyage ?2018–08-09T15:24:33+02:00

Dans la plupart des cas, l’épilepsie n’est pas une raison de se priver de vacances. Pour les personnes atteintes d’épilepsie, la liste des prépa­ra­tifs pour les vacances est simple­ment un peu plus longue. Dans la mesure du possible, il faudrait éviter les trop grandes pertur­ba­tions du rythme diurne et nocturne.

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Les médica­ments peuvent‐ils égale­ment être achetés à l’étranger ?2018–07-05T12:55:31+02:00

Même si la plupart des antiépi­lep­tiques sont en vente partout, il y a pourtant des excep­tions, surtout pour les produits récents. De plus, les posolo­gies et les noms commer­ciaux des produits ne sont pas toujours les mêmes, ce qui peut encore ajouter à la confu­sion et causer des problèmes.

Comme une personne qui porte une assez grande quantité de médica­ments sur elle a parfois du mal à passer à la douane, on a intérêt à se faire délivrer par son médecin une attes­ta­tion confir­mant que l’on a besoin des médica­ments que l’on a sur soi. Trans­portez les médica­ments dans leur embal­lage d’origine et dans votre bagage à main.

Que faire en cas de décalage horaire lors de voyages lointains ?2018–08-09T15:24:43+02:00

Lors de voyages sous d’autres latitudes, il faut se souvenir qu’à cause du décalage horaire, le rythme de sommeil et d’éveil change. Cela concerne le vol, évidem­ment, mais généra­le­ment aussi les deux ou trois jours qui le suivent. Dans la mesure du possible ne pas changer de rythme trop brusque­ment.

Il faut absolu­ment conti­nuer de prendre les médica­ments au rythme habituel. Lorsqu’on voyage vers l’ouest, on « gagne du temps » (la journée de voyage s’allonge), quand l’avion met le cap à l’est, on « perd du temps » (la journée de voyage se raccourcit). Le jour du voyage, il faudrait augmenter ou diminuer le dosage des médica­ments propor­tion­nel­le­ment au décalage horaire.

La règle d’or : lors de vols long‐courriers, ne réglez pas votre montre pendant le trajet et prenez vos médica­ments à l’heure normale. Changez l’heure à l’atterrissage et prenez (ou reprenez) vos médica­ments à l’heure normale. Une formule plus précise figure dans notre dépliant « L’épilepsie en voyage ».

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Comment informer les gens de mon épilepsie dans une langue étran­gère ?2018–07-24T13:21:53+02:00

Le manuel de voyage de l’«International Bureau for Epilepsy » fournit des infor­ma­tions utiles dans 19 langues au total (dont le français).

Les personnes atteintes d’épilepsie peuvent‐elles faire du sport ?2018–08-02T08:06:01+02:00

Le sport fait du bien, il donne confiance et favorise la camara­derie entre ceux qui le pratiquent : il repré­sente donc une occupa­tion idéale pour les loisirs, y compris pour les personnes atteintes d’épilepsie.

Pour le choix d’un sport, le type d’épilepsie et la fréquence des crises sont des facteurs déter­mi­nants. Les personnes atteintes de crises fréquentes le jour opteront pour des sports prati­qués au sol et en groupe. Plusieurs études sont formelles : avec ou sans épilepsie, le risque de blessures est à peu près le même pour presque tous les sports.

Pour les personnes qui ne souffrent pas de crises, ou dont les crises sont très rares et sans gravité, il n’y a prati­que­ment aucun interdit. La bonne mesure est toujours recom­mandée (l’épuisement peut favoriser la multi­pli­ca­tion des crises), il faut donc éviter le stress et le surme­nage.

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Dépliant « Sport et l’épilepsie »

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Quelles sont les règles à respecter lors d’activités dans ou près de l’eau ?2018–07-26T10:23:42+02:00

Les personnes atteintes d’épilepsie doivent prendre des précau­tions parti­cu­lières lorsqu’elles pratiquent la natation ou des sports aquatiques :

  • Demander l’avis du médecin pour savoir si on peut aller nager.
  • Seule­ment aller dans l’eau quand on est bien reposé et en pleine forme.
  • Toujours se faire accom­pa­gner d’un nageur expert qui sait que l’on est atteint d’épilepsie et qui connaît les mesures de premiers secours appro­priées. Rester si possible dans une piscine fermée et ne nager qu’exceptionnellement dans les plans d’eau ouverts (rivière, lac ou mer) ; en cas de doute, porter une veste de sauve­tage ou une bouée tour de cou et informer le maître‐nageur/le personnel de surveillance sur l’épilepsie.
  • Les personnes sujettes aux crises graves et répétées devront rester dans le bassin pour non nageurs.
  • La plongée n’est autorisée que si on n’a plus eu de crise pendant suffi­sam­ment longtemps et que le médecin donne son aval.
  • Ne jamais faire de prome­nades, ni pêcher en solitaire dans une embar­ca­tion.
  • En cas de photo­sen­si­bi­lité, porter des lunettes de soleil polari­sées.
Quand la prudence est‐elle indiquée avec la télévi­sion ?2018–07-26T10:23:16+02:00

En règle générale, regarder la télévi­sion n’est pas dange­reux pour les personnes atteintes d’épilepsie.

Les personnes photo­sen­sibles devront respecter certaines précau­tions, sans pour autant devoir renoncer entiè­re­ment à la télévi­sion et aux jeux sur ordina­teur :

  • Lorsqu’on regarde la télévi­sion de jour, il ne faudrait jamais obscurcir la pièce complè­te­ment et le soir, allumer une source de lumière supplé­men­taire.
  • Au moins 2 mètres devraient séparer le siège du poste de télévi­sion.
  • Parce que la photo­sen­si­bi­lité ne se manifeste en règle générale que lorsqu’on fixe l’écran avec les deux yeux, il faudrait fermer un œil ou le recou­vrir lorsqu’on se rapproche du poste (par exemple pour l’éteindre).
  • Les personnes parti­cu­liè­re­ment sensibles peuvent en plus se protéger en portant des lunettes de soleil polari­sées.
Ces règles sont‐elles égale­ment appli­cables aux jeux sur ordina­teur ?2018–07-26T10:22:49+02:00

Les personnes avec une photo­sen­si­bi­lité avérée devraient prendre les mesures de protec­tion suivantes lorsqu’elles jouent sur un écran d’ordinateur :

  • Eviter les jeux connus pour provo­quer des crises.
  • Les enfants et les adoles­cents devraient seule­ment jouer lorsque des adultes qui sont au courant des mesures à prendre en cas de crise épilep­tique se trouvent à proxi­mité.
  • Lorsqu’on joue à un jeu vidéo sur un écran d’ordinateur, la diago­nale de cet écran ne devrait pas dépasser 15 pouces. Pour les écrans plus grands (et les télévi­seurs utilisés pour les jeux vidéo), la distance par rapport à l’écran devrait corres­pondre à au moins quatre fois la diago­nale de l’écran.
  • Il faudrait éviter de jouer des jeux qui durent longtemps (plus d’une heure par partie) et égale­ment s’abstenir lors d’un concours d’autres circons­tances suscep­tibles de favoriser une crise telles que manque de sommeil, fièvre ou faim.

Ecole et travail

Les enfants atteints d’épilepsie peuvent‐ils suivre une scola­rité normale ?2018–07-26T10:21:21+02:00

Dans leur grande majorité, les adoles­cents épilep­tiques sont doués d’une intel­li­gence normale et peuvent fréquenter une école adaptée à leurs aptitudes et à leurs intérêts en compa­gnie de leurs camarades. La succes­sion rapide de crises, les effets secon­daires des médica­ments, des séjours prolongés à l’hôpital ou des pressions psycho­so­ciales peuvent cepen­dant entraver leur faculté d’apprentissage et leur niveau de perfor­mance.

Est‐ce qu’il faut informer les ensei­gnants ?2019–07-23T14:46:59+02:00

Il est impor­tant que les ensei­gnants et les camarades de classe soient au courant de la situa­tion parti­cu­lière d’une personne concernée, de manière à pouvoir réagir correc­te­ment en cas de crise.

Un formu­laire spécia­le­ment conçu à cet effet facilite la commu­ni­ca­tion entre les neuro­pé­diatres, les parents et le corps ensei­gnant.

Formu­laire à télécharger

De plus amples infor­ma­tions à ce sujet sont dispo­nibles auprès de notre organi­sa­tion parte­naire Epi‐Suisse.

Dernière actua­li­sa­tion : juillet 2019.
Un enfant épilep­tique peut‐il partir en course d’école ou parti­ciper à l’éducation physique ?2018–07-26T13:54:43+02:00

Il est très impor­tant pour l’intégration sociale des enfants de ne pas faire de diffé­rence par rapport à leurs camarades. Un effort physique régulier n’est ni dange­reux, ni suscep­tible de provo­quer une crise. Cepen­dant, il faudra éviter les sports où une crise pourrait provo­quer un accident grave.

 

Et en course d’école, il faudra veiller à la prise régulière des médica­ments et éviter le manque de sommeil, une trop forte exposi­tion au soleil ou des dépenses physiques extrêmes.

Infor­ma­tions supplé­men­taires concer­nant le sport

 

Une personne atteinte d’épilepsie peut‐elle apprendre et exercer n’importe quel métier ?2018–08-09T15:24:35+02:00

En principe, il n’y a pas de restric­tions en matière d’options profes­sion­nelles quand :

  • aucune crise n’est survenue en l’espace de deux ans sous traite­ment médica­men­teux,
  • aucune crise n’est survenue en l’espace d’un an après une inter­ven­tion chirur­gi­cale,
  • les crises ne surviennent plus que dans le sommeil depuis plus de trois ans ou
  • les symptômes d’une crise sont tous insigni­fiants du point de vue de la médecine du travail (pas de chutes, pas de troubles de la conscience, pas de pertur­ba­tions de la motri­cité corpo­relle).

Les profes­sions néces­si­tant un permis de conduire devraient si possible être évitées.

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Dépliant « Le travail et l’épilepsie »

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Le travail par roule­ment est‐il conci­liable avec l’épilepsie ?2018–07-26T10:16:14+02:00

Le travail par roule­ment (travail par équipes) peut avoir un effet négatif en raison du rythme irrégu­lier des phases de sommeil et d’éveil.

 

Une épilepsie active peut‐elle être à l’origine de restric­tions ou même d’une incapa­cité d’exercer sa profes­sion ?2018–07-26T10:15:35+02:00

Les restric­tions dites quali­ta­tives peuvent entraîner une incapa­cité (éventuel­le­ment tempo­raire) de travail à 100 % dans la profes­sion d’origine, même si la personne est par ailleurs en bonne santé. Cela vaut en parti­cu­lier pour les travaux dange­reux (sur machines ou avec des armes à feu), la surveillance de personnes mineures ou vulné­rables, le travail de nuit, le travail sur des échelles ou des échafau­dages, ainsi que lorsqu’il faut être apte à la conduite, y compris, par ex., de chariots éléva­teurs.

L’épilepsie limite les possi­bi­lités profes­sion­nelles quand une crise peut entraîner des troubles de la connais­sance ou une perte de contrôle postural (chute, affais­se­ment), en cas de dysfonc­tions de la motri­cité corpo­relle ou d’actes intem­pes­tifs.

Norma­le­ment, les personnes dont l’épilepsie est bien contrôlée ne sont prati­que­ment pas entra­vées au niveau de leurs capacités, si l’on excepte les préjugés qui persistent aujourd’hui encore. Statis­ti­que­ment parlant, les épilep­tiques ne s’absentent pas plus de leur travail que les autres employés.

Qui peut me conseiller en cas de diffi­cultés à l’école, lors du choix du métier ou dans la vie profes­sion­nelle ?2018–07-26T14:17:38+02:00

L’organisation de patients Epi‐Suisse propose des consul­ta­tions sociales.

www.epi-suisse.ch

Sexua­lité, contra­cep­tion, mater­nité

L’acte sexuel peut‐il provo­quer des crises épilep­tiques ?2018–07-26T10:13:09+02:00

Les cas documentés de crises épilep­tiques imputables à l’acte sexuel sont extrê­me­ment rares. En principe, il n’y a donc rien à craindre, mais il vaudrait quand même mieux instruire une parte­naire intime sur la manière de réagir en cas de crise.

L’épilepsie peut‐elle diminuer le désir sexuel ?2018–08-09T15:24:37+02:00

L’inappétence sexuelle est une des consé­quences les plus fréquentes de l’épilepsie. Mais là aussi, l’ampleur du phéno­mène dépendra du type et de la gravité de l’épilepsie. Près d’un homme sur deux atteint d’épilepsie se plaint d’un désin­térêt sexuel.

Dépliant « L’épilepsie au masculin »

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Les antiépi­lep­tiques ont‐ils une influence sur la sexua­lité ?2018–07-24T13:29:28+02:00

Presque tous les médica­ments servant au traite­ment des crises épilep­tiques (antiépi­lep­tiques) peuvent affecter la sexua­lité en diminuant à la fois le désir, l’excitabilité et la capacité d’atteindre l’orgasme. La fatigue est un autre effet secon­daire de certains médica­ments qui peut faire obstacle aux rendez‐vous ou aux activités nocturnes. Et la peau peut égale­ment être affectée.

Les femmes épilep­tiques peuvent‐elles prendre la pilule anticon­cep­tion­nelle ?2018–07-24T13:28:58+02:00

Celle‐ci n’a certes pas d’incidence sur la fréquence et la sévérité des crises d’épilepsie, mais elle peut cepen­dant inter­agir avec les antiépi­lep­tiques. D’une part, la pilule peut réduire la concen­tra­tion des antiépi­lep­tiques dans le sang et donc leur effica­cité, notam­ment dans le cas de la lamotri­gine (nom commer­cial Lamictal, par exemple).

Et d’autre part, la prise de certains antiépi­lep­tiques peut à l’inverse diminuer l’efficacité de la pilule, augmen­tant le risque de grossesse non désirée.

Avant de prendre la pilule anticon­cep­tion­nelle ou d’autres prépa­ra­tions hormo­nales, il faut absolu­ment aborder le sujet avec le neuro­logue et le gynéco­logue traitants. Dans la mesure du possible, il faut employer des antiépi­lep­tiques qui n’ont pas d’influence sur l’efficacité de la pilule.

Existe‐t‐il de meilleures méthodes contra­cep­tives ?2018–07-23T10:31:02+02:00

Parmi les autres méthodes contra­cep­tives envisa­geables, il y a le stérilet (dispo­sitif intra‐utérin au cuivre ou hormonal) ainsi que les méthodes barrière comme le préser­vatif ou le diaphragme. Avec ces méthodes, le risque d’interaction est nul ou très faible pour les femmes avec épilepsie. Certaines de ces méthodes sont toute­fois moins sûres que la pilule anticon­cep­tion­nelle.

A quoi faut‐il être attentif si l’on désire un enfant ou lors d’une grossesse ?2018–07-24T13:30:47+02:00

Médica­ments et inter­ac­tions

Ces questions concernent les profes­sion­nels et devraient être abordées avec des médecins.

Un vaccin peut‐il causer des diffi­cultés ?2018–07-23T10:25:13+02:00

En principe, les recom­man­da­tions sont les mêmes que pour les personnes sans épilepsie, y compris pour les enfants. Seule précau­tion à observer : une prophy­laxie fébri­fuge lors de certaines vacci­na­tions, par exemple dans le cas du vaccin triva­lent contre la diphtérie, le tétanos et la polio­myé­lite (DTP).

Quelques jours d’observation des enfants vaccinés en milieu hospi­ta­lier sont parfois recom­mandés pour certaines formes d’épilepsie qui sont toute­fois extrê­me­ment rares.

Quand faudrait‐il remettre la vacci­na­tion à plus tard ?2018–07-23T10:25:40+02:00

Lors d’un traite­ment à l’ACTH ou aux corti­co­sté­roïdes, en cas de crises répétées à inter­valles rappro­chés ou en phase de transi­tion vers une nouvelle approche théra­peu­tique, il serait prudent de renoncer à tous vaccins qui ne sont pas absolu­ment indis­pen­sables.

Sur quelles vacci­na­tions pourrait‐on éventuel­le­ment faire l’impasse ?2018–07-23T10:26:20+02:00

Les personnes atteintes d’épilepsie devraient se faire vacciner contre le choléra, la fièvre jaune, la ménin­gite encépha­lique (active) et la rage en cas de vraie néces­sité unique­ment.

Chez les enfants avec épilepsie, l’injection de vaccins contre le typhus, la fièvre jaune et le choléra est généra­le­ment décon­seillée. Pour le typhus, une vacci­na­tion orale est dispo­nible à la place. Les vaccins injectés devront égale­ment être sujets à caution chez les adultes atteints d’épilepsie.

Qu’en est‐il de la prophy­laxie contre le paludisme (malaria)?2018–07-23T10:27:06+02:00

Atovaquone/Proguanile (Malarone®/Malarone junior®) est le seul médica­ment contre le paludisme qui n’élève pas le risque de crises, et donc la prophy­laxie de choix chez les personnes atteintes d’épilepsie.

Quels antibio­tiques peuvent être prescrits en cas d’épilepsie connue et quels autres sont à éviter ?2018–07-24T13:32:55+02:00

Un article en allemand renseigne les profes­sion­nels sur les antibio­tiques recom­mandés aux personnes atteintes d’épilepsie et ceux à éviter.

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Un massage ou l’inhalation d’huiles essen­tielles peuvent‐ils provo­quer une crise ?2018–07-23T10:29:00+02:00

Il n’est pas totale­ment exclu que les huiles essen­tielles contre les refroi­dis­se­ments (eucalyptus, menthol) favorisent les crises. Si l’on est forte­ment enclin aux crises, il est préfé­rable d’y renoncer ou de les utiliser avec la plus grande prudence, lorsque l’on est au lit. Lorsque les crises sont occasion­nelles ou rares, le risque est faible. Bien entendu, il faut vérifier si les crises sont plus fréquentes durant l’utilisation.

Les huiles essen­tielles de cumin et d’anis, qui ne devraient pas provo­quer de crises, sont recom­man­dées pour le tractus gastro‐intestinal. Les huiles essen­tielles de fenouil et de sauge pourraient favoriser les crises et sont donc à éviter.

Le chanvre ou cannabis convient‐il en tant que médica­ment antiépi­lep­tique ?2019–05-28T10:50:53+02:00

On soupçonne depuis un certain temps déjà que le canna­bi­diol (CBD), la substance non psychoac­tive et quasi­ment dépourvue d’effets secon­daires psychia­triques présente dans le chanvre cultivé (cannabis sativa), réprime les crises épilep­tiques. Les repor­tages dans les médias sur des cas isolés specta­cu­laires ont renforcé les attentes.

Pour l’instant, l’efficacité n’est toute­fois prouvée que contre les formes rares et extrê­me­ment sévères d’épilepsie que sont le syndrome de Dravet et le syndrome de Lennox‐Gastaut. Dans ces deux cas, nous nous atten­dons à ce qu’au terme d’études contrô­lées adéquates supplé­men­taires, un médica­ment conte­nant du CBD soit autorisé au cours des prochaines années.

Contrai­re­ment à ce que beaucoup de gens supposent, le CBD a lui aussi des effets secon­daires (tels que somno­lence, perte d’appétit, diarrhée et paradoxa­le­ment parfois une augmen­ta­tion des convul­sions) et peut inter­agir avec d’autres médica­ments.

Sauf dans le cadre d’études, la Ligue Suisse contre l’Epilepsie décon­seille à l’heure actuelle le recours au CBD contre d’autres épilep­sies que le syndrome de Dravet et le syndrome de Lennox‐Gastaut, parce que l’on ne connaît pour l’instant pas ses effets ni ses effets secon­daires sur les formes ordinaires, plus fréquentes d’épilepsie. Nous mettrons à jour nos infor­ma­tions et notre décla­ra­tion dès que l’état des connais­sances aura changé.

Depuis décembre 2018, Swiss­medic propose une vue d’ensemble et une aide à l’exécution sur les produits conte­nant du Canna­bi­diol.

Dernière actua­li­sa­tion : mai 2019

Toutes les questions fréquentes

Les questions et réponses ont été compi­lées en 2018. Les mises à jour sont énumé­rées sous les questions respec­tives.

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Mater­nité avec épilepsie
Epilepsie et conduite
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