Valproate

Éviter et signaler les troubles et malfor­ma­tions

L’effet térato­gène du valproate (Depakine, Orfiril, Convulex) est connu depuis les années 80. Depuis 2006, les notices mettent en garde contre la survenue poten­tielle de troubles graves du dévelop­pe­ment, qui viennent s’ajouter aux malfor­ma­tions sévères. Selon les infor­ma­tions rappor­tées ces derniers mois par les médias, un picto­gramme a été ajouté sur l’emballage pour avertir les patients des risques liés à la prise de ce médica­ment par des femmes enceintes, et les limita­tions d’utilisation ont encore été renfor­cées.

Malgré ces mesures, ce médica­ment est encore prescrit aux adoles­centes et aux femmes sans raison impéra­tive ou n’est pas remplacé par un autre traite­ment avant la puberté. La prescrip­tion du valproate aux filles pubères et femmes en âge de procréer n’est justi­fiable qu’en l’absence d’alternatives. Dans un tel cas, la patiente concernée doit recevoir des expli­ca­tions détaillées confor­mé­ment aux documents Swiss­medic.

Si vous soignez des mères qui ont pris du valproate pendant leur grossesse : attirez leur atten­tion sur les éventuels effets secon­daires. Les troubles du dévelop­pe­ment, tels que les déficiences intel­lec­tuelles ou l’autisme chez les enfants qui ont été exposés au valproate avant leur naissance, doivent en parti­cu­lier être impéra­ti­ve­ment signalés au centre de pharma­co­vi­gi­lance compé­tent, de préfé­rence via le portail de vigilance et d’annonce électro­nique ElViS. Merci d’en parler égale­ment dans votre entou­rage – car tout enfant victime d’un trouble évitable est une victime de trop !

Depuis décembre 2018, le médecin traitant et la patiente concernée doivent confirmer chaque année au moyen d’un formu­laire que l’information sur les risques a bien eu lieu. Le formu­laire est dispo­nible sur le site Internet de Swiss­medic.

Infor­ma­tions de la Swiss­medic au sujet

Auteur : Stephan Rüegg, dernière actua­li­sa­tion : janvier 2019.