Autre­fois, un diagnostic d’épilepsie était incon­ci­liable avec la moindre consom­ma­tion d’alcool pour de nombreux médecins. Aujourd’hui, on sait qu’il n’y a pas de raison d’interdire la consom­ma­tion modérée d’alcool, par exemple dans le cadre de réunions sociales.

L’abus d’alcool peut influencer négati­ve­ment une épilepsie existante et il constitue aussi un facteur de risque pour la survenue d’une première crise généra­lisée tonico-clonique. En règle générale, ce n’est pas dans la phase d’absorption que le danger guette, mais dans les heures et les jours qui suivent, quand le corps métabo­lise l’alcool. Souvent, plusieurs facteurs cumulés tels que le sevrage, le manque de sommeil, une alimen­ta­tion insuf­fi­sante et la non-prise de médica­ments concourent à l’apparition d’une crise.

L’abus d’alcool massif et durable peut aboutir à une épilepsie sympto­ma­tique à cause des lésions cérébrales en résul­tant. Le terme d’épilepsie « éthylique » est aussi employé dans ce cas. Les lésions cérébrales peuvent être la consé­quence directe de l’alcool ou la séquelle d’une chute sous l’emprise de l’alcool.

Vidéo expli­ca­tive « Epilepsie et alcool »

En petites quantités, l’alcool est inoffensif pour la plupart des personnes atteintes d’épilepsie.

Produc­tion : Ligue Suisse contre l’Epilepsie 2021.

Toutes les vidéos
Toutes les questions fréquentes