En colla­bo­ra­tion avec les autorités, la Ligue Suisse contre l’Epilepsie a élaboré une notice intitulée « Posses­sion d’armes et épilepsie ». Utili­sa­teurs, experts et offices canto­naux des armes disposent ainsi de recom­man­da­tions claires concer­nant la manipu­la­tion d’armes par des personnes atteintes d’épilepsie.

Août 2020 – « Notre notice est un plaidoyer en faveur d’une procé­dure uniforme en Suisse », déclare le Prof. Dr Stephan Rüegg, past-président de la Ligue contre l’Epilepsie. « Nous voulons d’une part réduire les risques, et d’autre part, permettre fonda­men­ta­le­ment aux personnes atteintes d’épilepsie de s’engager dans le tir sportif, de chasser ou de collec­tionner des armes. »

La conduite automo­bile comme indicateur

Confor­mé­ment à la loi suisse sur les armes, les proprié­taires d’armes ne devraient pas donner « lieu de craindre qu’[ils] utilisent l’arme d’une manière dange­reuse pour [eux]-mêmes ou pour autrui ». Comme d’autres maladies, les crises épilep­tiques peuvent entraîner des mouve­ments involon­taires dont la personne n’a pas conscience et qu’elle ne contrôle pas. La personne qui tient une arme à feu chargée dans ses mains à ce moment-là repré­sente un danger pour elle-même et pour les autres.

Dans sa nouvelle notice, la Ligue Suisse contre l’Epilepsie recom­mande que les personnes atteintes d’épilepsie qui sont autori­sées à conduire (en général, c’est le cas au bout d’un an sans crise) puissent égale­ment acquérir, posséder et utiliser une arme à feu dans la mesure où aucun autre motif ne s’y oppose. Chaque cas est contrôlé indivi­duel­le­ment par les autorités compé­tentes en tenant compte des recom­man­da­tions de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie.

Après une crise, les proprié­taires d’armes devraient arrêter immédia­te­ment de manipuler des armes et consulter un neuro­logue – un conseil valable égale­ment en cas de première crise. Les médecins traitants devraient informer leurs patients en consé­quence. Confor­mé­ment à la loi sur les armes, ils disposent si néces­saire d’un droit de commu­ni­quer malgré le secret médical.

Posses­sion d’armes et épilepsie

L’épilepsie est l’une des maladies neuro­lo­giques chroniques les plus répan­dues, elle affecte environ 80’000 personnes en Suisse. Les deux tiers environ n’ont pas de crises grâce aux médicaments.

Epilepsie et armes